Hans Schmidt-Isserstedt vol.2

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    Ses enregistrements de Hans Schmidt-Isserstedt pour Philips, Mercury, Deutsche Grammophon et Accord viennent compléter les légendaires cycles Beethoven pour Decca. Ils datent de 1944 (Sutermeister) à 1972, date à laquelle il fit son dernier enregistrement, à juste titre, de Mozart (Die Gärtnerin aus Liebe), compositeur qu’il vénérait avant tout : « Nous sommes des amis trop intimes … Je ne peux même pas expliquer ce que je ressens lorsque j’écoute sa musique, ce qui me donne les yeux humides et me retient le souffle. À la fin de ma vie, je voudrais disparaître totalement dans la musique de Mozart. »

    PHILIPS RECORDINGS

    CD 1

    BEETHOVEN:

    Violin Concerto; Violin Romance No. 2

    Henryk Szeryng

    London Symphony Orchestra

     

    CD 2

    BRAHMS: Piano Concerto No. 1

    Alfred Brendel

    Concertgebouworkest

     

    CD 3–5

    MOZART: Die Gärtnerin aus Liebe

    Ileana Cotrubas; Helen Donath; Jessye Norman; Tatiana Troyanos; Werner Hollweg; Gerhard Unger; Hermann Prey

    NDR-Sinfonieorchester

     

    MERCURY RECORDINGS

    CD 6

    MOZART: Symphonies Nos. 39 & 41

    London Symphony Orchestra

     

    CD 7

    SCHUBERT: Symphonies Nos. 6 & 4

    London Symphony Orchestra

    Walter Süsskind (No. 4)

     

    ACCORD RECORDINGS

    CD 8

    BRAHMS: 21 Hungarian Dances

    NDR-Sinfonieorchester

     

    CD 9

    RIMSKY-KORSAKOV: Scheherazade

    NDR-Sinfonieorchester

     CD 10

    BERWALD: Symphonies Nos. 1 & 3

    Stockholm Philharmonic Orchestra

     

    DEUTSCHE GRAMMOPHON RECORDINGS

    CD 11

    MOZART: Violin Concertos Nos. 4 & 5

    Wolfgang Schneiderhan

    Berliner Philharmoniker (No. 4)

    NDR-Sinfonieorchester (No. 5)

     

    CD 12

    FORTNER: The Creation

    Dietrich Fischer-Dieskau

    FORTNER: Mouvements

    Carl Seeman

    RAVEL: Piano Concerto in G major

    Monique Haas

    NDR-Sinfonieorchester

     

    CD 13

    VERDI: La traviata (highlights)

    Maria Stader; Ernst Haefliger; Lawrence Winters

    NDR-Sinfonieorchester FIRST RELEASE ON CD

     

    CD 14

    DVOŘÁK Serenade for Strings; Serenade for Winds

    NDR-Sinfonieorchester

     

    CD 15

    HISTORICAL RECORDINGS

    MOZART Symphony No. 38 ‘Prague’*

    MOZART Don Giovanni, Le nozze di Figaro – arias°

    Lore Hoffmann

    TCHAIKOVSKY Serenade for Strings*

    NDR-Sinfonieorchester

    SUTERMEISTER Romeo und Julia (excerpts)*

    Christel Goltz; Julius Katona

    Orchester des Deutschen Opernhauses, Berlin

    À quoi tient le destin de certains musiciens dans la jungle de l’édition phonographique. Une belle moisson de 78 tours, majoritairement sous étiquette Telefunken, avait assuré au style impeccable et à la direction de grand caractère de ce Berlinois né avec le XXe siècle une place d’honneur au rang des nouvelles baguettes de la nouvelle direction germanique. La guerre faillit l’effacer, mais sa réticence envers les Nazis lui assura à la libération un magister qui allait déterminer la pérennité de son art, mais aussi dans une certaine mesure sa « provincialisation ». Les autorités d’occupation britanniques lui confieront la création d’un orchestre pour la Radio de Hambourg dont il fera en deux saisons l’égal des Philharmonies de Berlin ou de Munich.

    Pas assez pour que le disque se penche sur ce binôme parfait, la révolution Karajan, venu de Londres et de Vienne, allait faire pencher la balance au détriment d’Hans Schmidt-Issertedt, leurs arts respectifs au demeurant affichant bien des similitudes, à commencer par cette direction nourrie par le quatuor et son legato. Finalement, alors même que les concerts hambourgeois régulièrement relayés par toutes les radios des länder, avait rendu populaire ce petit homme élégant et téméraire, il faudra attendre la fin des années soixante pour que Decca en fasse une des icônes de son catalogue.

    John Culshaw avait attiré l’attention des dirigeants de Decca sur un chef qu’il considérait à sa juste valeur : l’un des plus grands, de plus taillé pour le disque. Le label londonien cherchait à enregistrer sa première intégrale des Symphonies de BeethovenHans Schmidt-Isserstedt avait présenté le cycle avec son orchestre de la NDR, mais Gordon Parry, le magicien du Ring de Solti eut une idée de génie : toutes les Symphonies de Beethoven, mais avec les Wiener Philharmoniker. Après tout, in extremis, Hans Schmidt-Isserstedt avait sauvé les cinq Concertos de Beethoven que Wilhelm Backhaus devait enregistrer avec un autre chef. On était alors à l’orée des années soixante, le courant était passé entre le Berlinois et les Viennois, et même s’ils ne s’étaient pas retrouvés depuis, dès son entrée dans la Sofiensaal les musiciens retrouvèrent avec un plaisir non dissimulé la tranquille urbanité de l’homme, l’élégance de sa direction, sa mise en place parfaite et indolore.

    Pari gagné, le cycle connaîtra un succès planétaire, le cédant de peu à celui de Karajan et des Berlinois. L’avenir s’annonçait radieux, Erik Smith (à la ville le fils de Schmidt-Isserstedt) passé chez Philips, prévoyant un cycle d’opéras de Mozart, des pages de Wagner, des Symphonies de Bruckner, celles de Brahms, avec la NDR enfin, mais aussi avec le Concertgebouw, le London Symphony Orchestra qu’il dirigeait régulièrement à Londres depuis les années cinquante. Las !, du cycle Mozart, seule une Finta giardiniera dans sa vêture allemande et servie par un cast fabuleux (CotrubasNormanTroyanosDonathPrey !) sera captée en 1972, en mai de l’année suivante un Premier Concerto de Brahms avec un bouillonnant Alfred Brendel montrera Schmidt-Isserstedt ardant un Concergebouw fulgurant, gravure absolument historique que le Deuxième devait compléter, mais à quelques jours de la captation du Premier, le cœur d’Hans Schmidt-Isserstedt céda le 28 mai73 ans, un âge ridiculement bref pour un chef d’orchestre.

    La saga discographique hors 78 tours (mais Tahra avait documenté cette part de son art) de ce génie de la direction est enfin rassemblée dans ces deux beaux coffrets – n’y manque que les rares Capitol dont une géniale 2e Symphonie de Sibelius – et les surprises abondent : gravures Mercury (avec le LSO) oubliées (la Jupiter de Mozart ! la 6e de Schubert), les Berwald avec Stockholm, son deuxième orchestre de cœur qu’il dirigea si souvent, se délassant durant des traversées de la Baltique assez arrosées, les quelques LP Deutsche Grammophon (Sérénades de Dvořák, le Concerto en sol majeur de Ravel pour Monique Haas) dont le plus rare (mais pas le plus surprenant, il fut patron de l’Opéra de Berlin et élève de Franz Schreker) restent ces extraits du Romeo und Julia d’Heinrich Sutermeister avec Christel Goltz et Julius Katona. Mais écoutez aussi cette Schéhérazade inquiète et sensuelle où Erich Röhn dit de son archet éloquent tant de contes noirs.

     

    Détails

    Informations sur l'article

    GTIN13

     0028948455164 

    Format

     COFFRET 15 CD

     

     

    Référence

     ELQ4845516

    Label

     ELOQUENCE